Le guidage sous un phare

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Il était une fois, il y avait un royaume de la "vieillesse abandonnée" avait un règlement selon lequel les citoyens ayant atteint l'âge de soixante ans étaient contraints d'être chassés du territoire où ils étaient délaissés sans aide jusqu’à la fin de leur vie. Il y avait un grand officier dont le père venait tout juste d'avoir 60 ans et devait être dans la liste des expulsés. Le grand officier, en tant que fils filial, n’était pas assez insensible pour supporter le fait que son père fût délaissé à l’extérieur du territoire. Il construisit alors une pièce secrète dans sa maison pour cacher son père sans être remarqué par les gens de l’extérieur.

Un jour, une déité voyagea dans le royaume et apporta avec elle une paire de serpents (un mâle et une femelle). Elle alla dans le hall du Palais pour dire au roi : « J’ai ici une paire de serpents qui ont la même apparence, mais qui sont de sexe différent. Si vous pouvez distinguer le mâle de la femelle entre eux, je bénirai et protégerai la sécurité et la tranquillité de votre royaume. Au contraire, si vous ne parvenez pas à répondre à ma question, votre royaume sera détruit dans un délai de sept jours. » Après avoir entendu cela, le roi prit panique et il rassembla immédiatement ses grands officiers pour discuter de cette affaire. Cependant, ils étaient tous perplexes et ne pouvaient rien faire. Enfin, le roi dut décréter à tout le royaume pour une solution possible : celui qui pouvait différencier correctement le sexe des serpents serait certainement récompensé pour occuper une haute position dans le gouvernement avec un beau salaire. Le grand officier parla de "l'incident du serpent" à son père quand il rentra chez lui. Le père dit : « Ce n’est pas difficile du tout. Il suffit de mettre les deux serpents sur quelque chose de très mou. Celui qui apparaît agité est le serpent mâle. En revanche, celui qui agit comme si rien ne s’est passé, ou qui cesse même de se déplacer doit être la femelle. »
Le lendemain dans le hall du palais, le grand officier dit au roi la méthode de la différenciation de son père. Il utilisa la méthode que son père avait instruite et sans surprise, il réussit à distinguer le sexe des deux serpents identiques.
Voyant cela, la déité souleva la deuxième question : « Pourquoi les gens éveillés sont-ils dits "endormis" ? Pourquoi les gens endormis sont-ils dits "éveillés" ? »
Bien que le roi offrît à nouveau une récompense pour la réponse, personne dans le royaume n’était capable de donner une solution. Ce ne fut que lorsque le grand officier rentra chez lui pour poser la question à son père que cela put finalement être résolu.
« La plupart des gens sont très occupés toute la journée. Ils cherchent et dépensent leur énergie dans la poursuite de la gloire et de la richesse chaque jour. Bien que ces gens soient physiquement éveillés, du point de vue d'un Arhat (un homme éveillé), ils sont confus et semblent rester en sommeil léthargique tout le temps. Au contraire, quand les pratiquants bouddhistes sont tranquillement assis pour cultiver la méditation, ils ont l’air d’être endormis aux yeux des profanes. En fait, ils sont lucides et éveillés spirituellement. »
Par la suite, la déité continuait à poser beaucoup de questions et toutes ces questions pouvaient être répondues seulement lorsque le grand officier rentrait chez lui pour les poser à son père.

« Un gros éléphant blanc est trop gros et lourd pour être pesé sur une balance, comment pouvons-nous connaître son poids ? »
« Faites monter le gros éléphant sur un bateau. Laissez-le seul et mettez une marque sur le bateau pour indiquer le niveau d’eau. Retirez l'éléphant, puis mettez des pierres sur le bateau jusqu'à ce que ce dernier descende au niveau marqué. Prenez toutes les pierres du bateau et mesurez leurs poids. Le poids total des pierres est égal au poids du gros éléphant blanc. »

« La quantité d'eau contenue dans les deux mains est plus grande que celle dans un océan. Quelle est la raison ? »
« Avec quelqu'un qui croit au Bouddhisme, en étant strict et ferme dans sa pratique et en s’engageant de tout son cœur dans des œuvres de charité, même si on ne peut offrir que la quantité d'eau contenue dans les deux mains au Bouddha et au Sangha ou la donner à quelqu'un dans le besoin, on peut recevoir les plus grands mérites et vertus en retour. Ces mérites et vertus peuvent traverser des milliers de kalpas (calamités, unité de temps dans la cosmologie du Bouddhisme) et lui permettent de jouir de récompenses bénies infinies. En revanche, pour celui qui possède autant d’eau que celle dans un océan, mais l'eau n’est jamais offerte au Bouddha, ni utilisée pour aider ceux dans le besoin, cette eau ne peut finalement traverser qu’un seul kalpa. Dans ce cas, la quantité d'eau (remarque : ce sont en fait les mérites et vertus de posséder la quantité d’eau) contenue dans les deux mains est mille ou dix mille fois plus grande que l'eau dans un océan. »

« Un morceau de bois de santal est découpé en un cube. Quelle face du cube est à l'origine plus proche de la racine de l'arbre ? Comment pouvez-vous distinguer cela ? »
« Jetez le cube de bois de santal dans l'eau, la face qui coule dans l'eau est à l'origine plus proche de la racine. »

« Deux chevaux debout côte à côte ont une relation de mère-fille. Ils sont exactement les mêmes en apparence, en couleur et en taille. Comment pouvez-vous distinguer la mère-cheval de la fille-cheval ? »
« Tenez un peu de paille pour nourrir les deux chevaux. La mère-cheval va laisser sa fille manger d'abord, elle ne sera probablement pas la première à commencer à manger de la paille. »

La déité se transforma soudain en une maigre personne affamée et demanda : « Y a-t-il quelqu'un dans le monde plus affamé et plus pauvre que moi ? »
« Si on ne vénère pas les Trois Joyaux (le Bouddha, le Dharma et le Sangha), si on est incapable d’exprimer la piété filiale envers ses parents, ni de respecter les aînés, on tombera certainement en preta (le chemin des fantômes affamés) dans sa vie suivante. Bien qu'un fantôme affamé ait une distension de l’estomac, sa gorge est aussi étroite qu’une aiguille ce qui le rend incapable d'avaler de la nourriture. De cette façon, vous ne pensez pas qu'un fantôme affamé soit beaucoup plus affamé et souffre plus que vous maintenant en tant que personne affamée ? »

Puis la déité se transforma en une très belle femme et demanda : « Y a-t-il une personne plus belle que moi dans le monde ? »
« Si une personne peut vénérer pieusement les Trois Joyaux , exprimer la piété filiale envers ses parents, respecter les aînés, aimer faire des dons de charité, sans être méchante, ni cupide, sa beauté sera bien au-delà de la portée de quiconque. »

Enfin, la déité était très satisfaite de toutes les réponses. Elle octroya au roi non seulement beaucoup de trésors, mais promit également : « Il est hors de mon attente que vous soyez si intelligent. Je promets de bénir votre royaume pour qu’il soit prospère et florissant, qu’une bonne récolte dans les cinq grains soit garantie, et que les habitants puissent vivre ici en paix sans être envahis par des ennemis étrangers, en espérant en retour que la sagesse des citoyens peut être préservée ici pour toujours. »

Voyant la déité partir joyeusement, le roi annonça alors une grande récompense pour le grand officier. Ce dernier déclara immédiatement honnêtement : « Toutes les solutions aux questions de la déité ont été répondues par mon père. Il est maintenant âgé de soixante ans et est censé avoir été expulsé du royaume selon le règlement. Comme je ne supporte pas de laisser mon père errer tout seul à l’extérieur, je le garde secrètement chez moi. Votre Majesté, ma seule demande est maintenant de supplier que mon père soit autorisé à rester sur le territoire afin que je puisse continuer de bien le servir. Je n’ai pas besoin d’autres récompenses. »
Le roi était si ému qu'il avait non seulement nommé le père du grand officier comme enseignant d’Etat, mais il ordonna également l’abolition de la loi sur l’expulsion des vieux à l’âge de soixante ans. De plus, une nouvelle loi fut promulguée : les citoyens qui n’expriment pas la piété filiale envers leurs parents doivent être sévèrement punis.

Post-scriptum :
Pour la plupart des gens, tant qu'ils peuvent comprendre la vérité de "Une personne âgée est comme un trésor pour une famille", ils ont déjà bénéficié de cela. Cependant, en tant que pratiquants du Vajrayana, qui d'autre devrait être encore plus précieux pour nous à part les "personnes âgées" qui sont considérées comme des "trésors" ? C’est bien sûr notre Guru Rinpoche. Rinpoche est un terme bouddhiste tibétain qui signifie "le grand trésor précieux". Il est l'âme et le personnage central du Vajrayana qui incarne totalement le Bouddha, le Dharma et le Sangha (les Trois Joyaux).

Notre Guru — Vénérable Rinpoche — utilise son expérience inestimable dans la pratique et celle des patriarches d’autres lignées afin d’établir un système parfait de pratiques du dharma pour enseigner ses disciples, ce qui nous permet de pratiquer conformément au dharma. En outre, Rinpoche utilise habituellement des exemples authentiques pour élaborer des doctrines de telle sorte que les êtres puissent être libérés de l'ignorance. Quoi qu'il fasse, son but ultime est de nous permettre d'atteindre les réalisations spirituelles. Par conséquent, la grâce du Guru est encore plus inestimable que celle de nos parents (biologiques). En tant que disciples, nous devons apprécier notre Rinpoche de tout cœur ! Nous devrions toujours faire des offrandes et être serviables, contribuer à des oeuvres de charité et de piété de manière extérieure ainsi que cultiver la méditation de manière intérieure. Plus important encore, nous devrions faire voeux d’entreprendre le Bouddhisme et d’assumer la responsabilité du prolongement de la vie de sagesse de Bouddha une fois que nous parvenons à atteindre les réalisations à l'avenir. Ceci est probablement la seule façon de rendre grâce à notre Vénérable Rinpoche.

Source :【Sajyukta - ratna-pitaka - Sutra, Chapitre 1, l'histoire du royaume de la "vieillesse abandonnée"】