L'amour est une épreuve pour les pratiquants
 
 
Le Vénérable Ananda, le premier en recueil des paroles du Bouddha (parmi les dix grands disciples du Bouddha) a été confronté au désir de Matanga. En luttant contre son amour fou pour Ananda, Matanga, qui était une intouchable dans la classe la plus basse (personnes d'un statut social inférieur à celui des gens du commun), avait réussi à transformer les cinq poisons, à savoir l’avidité, la colère, l’ignorance, le doute et l’orgueil, en sagesse et atteignit l’état d’Arhat. Le Bouddha lui dit qu'elle devrait suivre Ananda pour écouter le dharma et essayer de parvenir à une compréhension du dhyana (méditation Zen) puisqu’elle aimait Son disciple. En conséquence, elle perçut, au travers de la méditation, la souffrance d'être séparée des êtres bien-aimés dans la vie et était capable de réaliser plus tôt que Ananda l’atteinte de l’état d’Arhat.

Si Sunanda, le demi-frère cadet (du même père) du Bouddha, n'avait pas eu une belle femme appelée Janapadakalyani, il n’aurait pas possédé la force motrice pour atteindre la délivrance. Il n'y aura pas de sagesse (générée) s'il n'y a pas de désir.

Le Vénérable Mahakasyapa, qui était le premier dans les pratiques ascétiques, avait dû faire face à l'abandon de l'amour profond entre lui et la Dame Dorée avec laquelle il avait eu un sort prédestiné depuis 91 kalpas.
Remarque : en utilisant le minimum antara-kalpa pour calculer le nombre d'années pour 91 kalpas,
  91 x 16.800.000 années = 1.528.800.000 années,
soit, il y a un milliard cinq cent vingt-huit millions et huit cents mille années

Dès que l’avidité et le désir d’eux trois furent rompus, ils gagnèrent tous la liberté sans restriction. De plus, ils savaient clairement et distinctement ce qu’était leur liberté sans restriction. Les gens mondains convoitent toujours toutes sortes d'amour et d’affections ; les choses qui ont l'air heureux et joyeux sur le moment auront disparu en un instant lorsque l’impermanence arrivera ; ainsi, quand on s’adonne à l’intérieur, on va simplement se laisser se réincarner dans les souffrances jusqu'à ce que l'on ne puisse pas s’en sortir. Si le désir et l'obsession de chercher à l'extérieur peuvent être abandonnés, si son esprit frénétique et trompeur peut être contrôlé, et si l’on se repose sur la pleine conscience, sa propre nature possédera la joie incommensurable du dharma ainsi que la béatitude du dhyana et l’on est immédiatement libéré et (est situé) dans la terre pure !