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Les reliques des dents du Bouddha
 

Dans les Sutras bouddhiques, concernant les dents du Bouddha, il a été mentionné que Bouddha Sakyamuni avait déjà quarante dents à Sa naissance ; d’après les Sutras, le Bouddha semblait avoir encore conservé Ses quarante dents, une fois adulte.

Afin de permettre à plus de personnes de comprendre les dents du Bouddha, voici la liste des données enregistrées concernant les dents du Bouddha :

Selon le « Livre des Wei - Shi Lao Zhi (魏書.釋老志) », il est mentionné : après le Nirvana de Bouddha Sakyamuni dans un bois de sals à Kushinagar, les disciples utilisaient « des encens parfumés pour brûler le corps du Bouddha ; les ossements étaient fragmentés, ils n’étaient pas déformés après être tapés, ni noircis après être brûlés, ou ils émettaient de la lumière divine, ce qui était appelé les reliques » ; « bien que le Bouddha atteignit le Nirvana, Il légua des ongles, des dents en Tianzhu (Inde). Ceux-ci subsistent encore jusqu’à nos jours et vont d’un endroit à l’autre sur le territoire chinois. »
Extrait de l’encyclopédie bouddhiste « La Forêt de Joyaux dans le Jardin du Dharma (法苑珠林) », volume 40, de l’édition de la librairie chinoise de 1991 : « Les reliques des dents de Bouddha Sakyamuni sont aussi appelées "Fo Ya" ou "Fo Chi". » ["Fo" signifiant Bouddha en chinois ; "Ya" et "Chi" signifiant dent en chinois.]
Selon le « Sutra du Nirvana », chapitre 聖驅廓潤品, il est mentionné : « Bouddha Sakyamuni avait promis à Sakra (帝釋, Seigneur des Trente-trois cieux) de lui léguer une pièce de relique de dent ; après le Nirvana et l’incinération de Bouddha Sakyamuni, Sakra "prit une dent dans la mâchoire droite du Bouddha, retourna au monde céleste et fit édifier une pagode pour vénération." A ce moment-là, il y eut deux Yaksha-Rakshasa (Eprits semi-divins) qui suivirent invisiblement derrière Sakra, et qui dérobèrent une paire de dents du Bouddha. » Il est également mentionné : « Lors du Nirvana, Bouddha Sakyamuni, avec la force de la compassion, brisa Son corps Vajra en d'innombrables reliques ; seules quatre dents étaient restées intactes ».
Extrait du texte bouddhique《經律異相.天起牙及缺盆塔九》, de l’édition de Shanghai Classics Publishing House de 1988 : « La dent droite du Bouddha se trouve actuellement dans le palais céleste de Sakra qui a fait construire une pagode dans le Ciel de Trayastrimsha (忉利天)... »
Selon le « Sutra du Nirvana », il est mentionné : « Après ses paroles, Sakra ouvrit le cercueil et prit la relique de la dent dans la mâchoire supérieure droite du Bouddha ; il retourna aussitôt dans le monde céleste et fit construire une pagode pour vénération. A ce moment-là, il y eut deux Yakshas-Rakshasas qui suivirent invisiblement derrière Sakra sans être vus par personne, et qui dérobèrent une paire de reliques des dents du Bouddha. » Quant à la dernière dent du Bouddha (dans la mâchoire supérieure), lors du partage des reliques en huit parts, le sage brahmane Doha l'offrit pour vénération au roi Ajatasattu du royaume Magadha qui protégeait avec force le Bouddhisme. Le détail peut être lu dans le « Sutra Mahamaya ».
 

Selon les documents historiques des pays bouddhistes Theravada : après le Nirvana, Bouddha Sakyamuni légua quatre dents, une dent à Sakra pour vénération dans les cieux, une dans le palais du Dragon, les deux autres dans le monde des humains. Concernant les deux dents du monde des humains : l’une se trouvant au Sri Lanka et l’autre en Chine, ce sont toutes deux des trésors nationaux. La version ci-dessus est reconnue à l’unanimité par la majorité des disciples bouddhistes et des académies internationales. Selon l'ouvrage « Les religions de la Chine », volume 3 de l’année 1998, afin de confirmer l’authenticité de la relique des dents du Bouddha, trois principes doivent au moins être remplis : premièrement être mentionné dans des Sutras, deuxièmement avoir des lègues d'un point de vue historique, troisièmement avoir des preuves factuelles. La dent du Bouddha au Sri Lanka et la dent du Bouddha à Pékin remplissent ces trois critères.

Les deux dents sacrées léguées par Bouddha Sakyamuni dans le monde des humains après Son Nirvana :

1. Une dent se trouve au Sri Lanka (anciennement appelé Ceylan) et est appelée par la suite la "dent du Bouddha de Ceylan". Selon le Mahavamsa (大史) en langue pali, le fils du roi Ashoka, Mahinda, allait répandre le Dharma au Ceylan. Le roi de Ceylan "Devanampiya Tissa" fit la requête des reliques auprès du roi Ashoka et organisa une cérémonie très solennelle pour les accueillir. Par ailleurs, selon « La Biographie de Faxian (高僧法顯傳) », il y avait une demeure sublime pour la dent du Bouddha dans la ville royale de Ceylan. Selon « Le Rapport du voyage en Occident à l'époque des Grands Tang (大唐西域記) », volume 11, il était mentionné de manière identique qu'il y avait une splendide demeure pour la dent du Bouddha à côté du palais royal de Ceylan. Nous pouvons ainsi constater que la dent du Bouddha fut ramenée de l’Inde vers le Ceylan à l’époque du roi Ashoka.
2.

La deuxième dent se trouve à Pékin en Chine et est appelée par la suite la "dent du Bouddha de Fa-hsien (法獻)".
Au début, la découverte eut lieu dans le royaume 鳥萇國 (vers la vallée de la rivière Suwat dans le Nord de l'Inde, c'est-à-dire au sein de l'actuel Pakistan), puis la dent du Bouddha fut transférée vers le royaume de Khotan (l’actuel Xinjiang en Chine). Jusqu’au milieu du Ve siècle, le grand moine Fa-hsien (424–498) de l’époque des dynasties du Sud, lors d’un voyage vers l'Occident au royaume de Khotan, la ramena à la capitale Jianye (建業) de la dynastie Qi du Sud (南齊) (l’actuel Nanjing). Après l’unification de la Chine sous la dynastie Sui (), la dent fut transférée à Chang’an. A l’époque des Cinq dynasties, en raison des guerres au sein de la Chine, la dent du Bouddha fut de nouveau transférée dans la capitale Yanjing (燕京) de la dynastie Liao () (l’actuel Pékin). En 1071 sous la dynastie Liao (遼道宗咸雍七年), la relique de la dent du Bouddha fut vénérée dans la pagode Zhaoxian 招仙塔 (construite au VIIIe siècle) du temple Lingguang (靈光寺). Ce fut l’origine de la venue de la dent du Bouddha à Pékin. (se référer à l’Histoire de Liao, volume 22)

 
Remarque :
Il est également dit qu’il y avait en tout quatre reliques des dents du Bouddha, Sakra obtint une dent du Bouddha, une autre dent du Bouddha fut dérobée par un Yaksha-Rakshasa qui suivait invisiblement derrière Sakra, et deux dents du Bouddha étaient encore restées dans le monde des humains. La question est :
– Est-ce vraiment un Yaksha-Rakshasa qui a dérobé une relique de la dent du Bouddha ?
– Est-ce deux Yakshas-Rakshasas qui ont dérobé une paire des reliques des dents du Bouddha ?
– Ou est-ce deux Yakshas-Rakshasas qui ont uniquement dérobé une relique de la dent du Bouddha ?
Cela reste encore un mystère actuellement ! Parce que pour pouvoir occuper le poste de seigneur céleste Sakra, ses mérites, sa vertu bénie et sa sagesse étaient forcément supérieurs, ses yeux divins étaient aussi exceptionnels, comment se faisait-il qu'il ne savait pas que des Yakshas-Rakshasas s'étaient infiltrés "invisiblement" pour dérober les reliques des dents du Bouddha ?
Il est dit qu’en 1898, après la découverte de reliques du Bouddha au Népal, celles-ci furent distribuées à la Thaïlande, au Japon, à la Birmanie, etc. En 1998, Taiwan accueillit via le Tibet, l'Inde, la Thaïlande et d'autres endroits, une relique de la dent du Bouddha pour vénération, mais l’authenticité de cette relique de la dent du Bouddha est encore en cours de vérification.
 

Le temple Lingguang à Pékin en Chine

La pagode Zhaoxian (招仙塔) se trouve dans le temple Lingguang à Pékin et a été construite au VIIIe siècle. La pagode qui se situe dans le coin sud-est du temple est une tour octogonale en briques de dix étages. Du fait qu'il y a des motifs de statues de Bouddha et de pagodes bouddhiques sculptés sur les briques de la pagode, la pagode est ainsi généralement appelée « la Pagode aux portraits de mille Bouddhas (畫像千佛塔) ». Pendant des siècles, le temple de Lingguang a toujours été un endroit sacré du Bouddhisme à Pékin en Chine. En 1900 sous la dynastie Qing (清德宗光緒二十六年), l’« Alliance des huit nations (八國聯軍) » envahit la Chine, en mettant le feu, en pillant partout sans limite, et faisant subir à Pékin d'énormes dégâts. Le temple Lingguang et la pagode Zhao Xian qui étaient situés en banlieue, loin de la ville, furent aussi bombardés par les envahisseurs et transformés en décombres. Par la suite, les moines, en ramassant des débris, découvrirent un coffret en pierre abritant une précieuse relique de la dent du Bouddha dans la base de la pagode. A l'intérieur du coffret, il y avait une boîte en bois d’agar, sur laquelle se trouvaient ces inscriptions : « Relique de la dent du Bouddha Sakyamuni, écrit le 23e jour du 4e mois, la 7e année de l’ère Tianhui (天會七年), par Shanhui (善慧) ». Heureusement, la plaque sculptée en pierre qui se trouvait au sommet de la pagode et sur laquelle étaient gravés l’année et le mois, était restée intacte, et cela correspondait parfaitement à ce qui avait été enregistré dans l’« Histoire de Liao ». Le fondateur de la pagode était la mère du premier ministre, Yelu Renxian (耶律仁先), de la dynastie Liao. Quant à l’inscription "Shanhui" sur la boîte en bois, elle correspondait à un moine du Nord des Han à l'époque des Cinq dynasties, ce qui était mentionné dans la « Suite complémentaire de la biographie des Moines Eminents (補續高僧傳) » écrite par Minghe (明河). "Tianhui (天會)" désigne le nom de règne du royaume des Han du Nord (北漢), la 7e année de l’ère Tianhui correspondant à l’an 963. Cette dent du Bouddha fut déposée dans la pagode à partir de l’an 1071 jusqu’en 1900, elle fut alors vénérée durant 830 ans dans la pagode Zhaoxian.

A cause des bombardements par l’Alliance des huit nations (八國聯軍), le temple Lingguang et la pagode Zhaoxian à Pékin étaient tombés en ruine ; afin de rétablir son aspect ancien, en 1957, la Communauté bouddhiste chinoise promut la reconstruction d’une nouvelle pagode à Badachu (八大處, traduit littéralement huit lieux majeurs), situé dans les Montagnes de l’Ouest (西山) à Pékin, comme lieu permanent de vénération de la relique de la dent du Bouddha ; la dent du Bouddha qui avait été transmise à la Chine depuis plus d'un millénaire pouvait ainsi être vénérée de nouveau. De l'été 1958 au printemps 1964, furent construites une nouvelle pagode et des salles annexes. La pagode solennelle et digne, de forme octogonale, à treize étages et en brique, haute de 51 mètres, se dresse au pied des Montagnes de l’Ouest, devenant un site renommé des environs de Pékin. Au premier étage de la pagode se trouve une inscription sculptée en cuivre du Sutra du Diamant ; selon la légende, ce furent les écritures du calligraphe Zhao Meng-Fu (趙孟頫) de la dynastie Yuan. La dent du Bouddha abritée autrefois dans un coffret en bois d’agar découvert dans la base de l'ancienne pagode suite à des fouilles archéologiques, est maintenant transférée dans un stupa nouvellement construit et elle est vénérée sur un trône de lotus dans une pagode dorée aux sept trésors.

Dans la même année (en 1964), le 25 juin, fut organisée par l'Association bouddhiste de Chine la grandiose cérémonie d'inauguration du stupa de la relique de la dent du Bouddha. Les délégations bouddhistes et les diplomates de différents pays étaient invités à assister à la cérémonie et les pays qui y avaient participé comprenaient le Cambodge, le Sri Lanka, l’Indonésie, le Japon, le Laos, la Mongolie, le Népal, le Pakistan, le Vietnam, etc. Ceci démontra pleinement le respect pour Bouddha des gouvernements et des peuples internationaux.

Dans les années 70 et 80, suite aux demandes des bouddhistes de la Birmanie et du Sri-Lanka, cette relique de la dent du Bouddha fut escortée vers les pays étrangers, recevant les vénérations des croyants et de différentes personnes de ces deux pays. Chaque fois, c’était devenu un événement grandiose, soutenu et accueilli directement par le président du pays. En 1995, à Pékin, la relique de la dent du Bouddha fut transférée du temple Lingguang au temple Guangji (廣濟寺) et déposée dans une pagode dorée aux sept trésors, pour les vénérations des croyants locaux et étrangers du pays.

 

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Le temple de la Dent du Bouddha à Kandy au Sri Lanka

La dent du Bouddha de Ceylan a une autre version : après le Nirvana et la crémation de Bouddha Sakyamuni, à cette époque-là, il y avait un Arhat qui détecta une dent du Bouddha dans les cendres d'ossements et la préserva au royaume de Kalinga en Inde. Au IVe siècle, à cause du désordre causé par la guerre, le roi demanda à sa fille, la princesse Hemamali, et à son mari d'escorter la dent du Bouddha vers Lanka, un lieu relativement pacifique (ce qui ne correspond pas à la version ci-dessus : le fils du roi Ashoka, Mahinda, allait répandre le Dharma au Ceylan ; le roi de Ceylan "Devanampiya Tissa" fit la requête des reliques auprès du roi Ashoka et organisa une cérémonie très solennelle pour les accueillir.) La princesse cacha la dent du Bouddha dans les ornements de ses cheveux, traversa la mer, et arriva à la capitale du Sri Lanka, Anuradhapura en 326. Le roi de Ceylan, Kirthi Sri Meghavarna, accueillit la dent du Bouddha et la vénéra avec ferveur. Chaque année, une grande cérémonie de parade de la dent du Bouddha était en plus organisée afin de permettre à nombreux fidèles de la vénérer. Vers la fin du XVIe siècle, en raison du changement de la capitale, cette dent du Bouddha fut transférée à Kandy. Un pavillon majestueux de la dent du Bouddha fut construit à côté du palais ; la dent du Bouddha était placée au niveau élevé dans le pavillon et vénérée jusqu'à nos jours.

La dent du Bouddha était la canine gauche, d'une longueur d'environ deux pouces. La dent du Bouddha est habituellement enfermée dans la pagode de relique, et n'est pas facilement montrée au public.

Des images pour référence :